Chères collègues, chers collègues,
Depuis l’annonce de la mise en place d’un vivier unique départemental des remplaçants à la rentrée 2026, beaucoup d’entre vous expriment des inquiétudes légitimes quant à l’évolution de leurs missions, de leurs conditions de travail et de leur avenir professionnel.
Les éléments communiqués lors du groupe de travail départemental du 8 décembre 2025, ainsi que les informations désormais confirmées au niveau national par le ministère, montrent que ces inquiétudes ne relèvent ni d’un malentendu ni d’une crainte isolée.
Ce que confirment désormais les éléments nationaux
Les documents présentés par la DGRH fin janvier 2026 confirment que :
- la mutualisation départementale des moyens de remplacement est bien une orientation nationale
- les spécialisations actuelles (ZIL, BD, BDFC, BD ASH, BD REP+, etc.) sont amenées à disparaître au profit de profils ou « colorations », sans garantie écrite opposable aux agents
- la gestion du remplacement sera de plus en plus centralisée à l’échelle de la DSDEN, à l’aide d’un nouvel outil informatique
- cette réforme se met en place à moyens constants, sans création de postes, alors même que les chiffres nationaux montrent une explosion du nombre de journées non remplacées.
Ces choix organisationnels confirment que les modifications annoncées ne sont pas transitoires mais structurelles, et qu’elles auront un impact durable sur le travail réel des remplaçants.
Partage d’un RSST : une démarche individuelle au service du collectif
Nous avons fait le choix de vous transmettre, en pièce jointe, le deuxième signalement RSST rédigé par une collègue remplaçante, avec son accord explicite.
Ce RSST s’inscrit dans une chronologie claire :
- un premier RSST a été rédigé à la suite de la réception du courrier annonçant la mise en place du vivier unique départemental ;
- un second RSST a été rédigé après la tenue du groupe de travail du 8 décembre 2025, celui-ci confirmant la disparition des spécialisations, la centralisation de la gestion et l’absence de garanties claires pour les personnels.
Ce second signalement a été transmis à l’échelon DSDEN, ce qui montre que les risques signalés sont bien pris en compte dans le circuit institutionnel normal.
La collègue concernée a souhaité que ce document puisse être partagé :
- pour information, afin que chacun puisse comprendre comment un RSST peut être formulé
- comme aide, pour celles et ceux qui envisagent une démarche similaire et hésitent sur la forme ou le contenu.
Il s’agit d’un exemple, à adapter à chaque situation personnelle. Chacun reste libre de sa démarche.
Le RSST : un outil légitime de protection
Nous rappelons que la saisie d’un RSST (Registre Santé et Sécurité au Travail) est un droit statutaire pour chaque agent.
Saisir le RSST, ce n’est pas :
- s’opposer à une réforme,
- s’exposer à des sanctions,
- ni remettre en cause sa hiérarchie.
Saisir le RSST, c’est :
- signaler des risques psychosociaux, organisationnels ou routiers liés à une modification du travail
- laisser une trace écrite officielle et datée
- se protéger individuellement en cas de difficultés durables
- contribuer à une alerte collective permettant une prise en compte réelle de la santé au travail.
Plusieurs collègues ont déjà effectué cette démarche. L’accumulation de signalements sur un même sujet renforce leur portée collective.
Un contexte national de suppressions de postes
Le SNUDI-FO national rappelle que la mobilisation contre les suppressions de postes n’est pas une mobilisation parmi d’autres : elle concentre l’ensemble des difficultés que nous rencontrons aujourd’hui, notamment en matière de remplacement.
Dans ce cadre, le syndicat national invite les syndicats départementaux à continuer à faire remonter toutes les initiatives engagées : réunions, RIS, échanges avec les parents, stages syndicaux, actions locales. Ces initiatives seront relayées nationalement.
La réunion nationale du Comité de défense de l’École publique, prévue en visio le mercredi 4 février, constituera une étape importante pour discuter de l’organisation de la résistance face à la saignée qui se prépare dans nos écoles.
Le SNUDI-FO 51 invite les personnels à s’y connecter. Les informations pratiques et le lien de connexion vous seront communiqués dès qu’ils seront disponibles.
Agir ensemble
Le groupe de travail départemental n’a pas permis de lever les incertitudes exprimées depuis novembre. Il a au contraire confirmé :
- la disparition des missions identifiées,
- une incertitude durable sur les affectations,
- une mobilité accrue,
- des évolutions indemnitaires défavorables pour certaines missions.
Ces éléments justifient pleinement une action collective responsable, fondée sur le cadre réglementaire de la santé et de la sécurité au travail.
👉 Saisir le RSST, c’est se protéger individuellement, mais c’est aussi protéger les collègues.
👉 C’est refuser l’isolement et faire reconnaître la réalité du travail des remplaçants.
Le SNUDI-FO 51 est à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche, vous fournir des bases adaptables et répondre à vos questions.
Fraternellement,
Le SNUDI-FO 51
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